La CFDT vigilante quant à la mise en place de la vidéo-surveillance à Nantes

Charlotte David
02 octobre 2017
Par Dolorès CHARLES
La vidéoprotection, bientôt une réalité dans les quartiers de Nantes, et les transports. Les syndicats alertent sur le niveau de l'insécurité en tractant auprès des Nantais.

La vidéoprotection, bientôt une réalité dans les quartiers nantais. La maire Johanna Rolland doit dévoiler ce lundi à la presse les modalités du déploiement de ces caméras à travers toute la ville, dès 2018. Un dispositif qui vient s’ajouter à celui qui va progressivement être mis en œuvre dans les transports nantais, en proie depuis des mois à une insécurité grandissante : fin août, la Semitan avait annoncé la réorganisation de ses services de sécurisation et la création d’un PC Sûreté pour réagir plus vite en cas d’incident. Nantes Métropole doit l’aider à financer l’embauche de 10 nouveaux médiateurs et la mise en place de la vidéosurveillance dans les rames et sur les quais de Commerce.

Des moyens jugés insuffisants par la CGT et la CFDT de la Semitan, qui ont organisé en fin de semaine dernière une opération de tractage, à Commerce notamment. Ecoutez Gabriel Magner, délégué CFDT à la Semitan, avec Charlotte David.

« La maire va annoncer la mise en place de la vidéosurveillance. Ca, c’était déjà acté. Nous, ce qu’on demande, c’est qu’il y ait une réelle politique globale de la ville, avec l’ensemble des pouvoirs publics. Les principaux de collège, les proviseurs de lycée, les associations de quartiers, il faut que tout le monde se mette autour d’une table, et discute de ce fléau qui gangrène la ville de Nantes aujourd’hui ».