Josselin : la cantine du collège Sainte-Marguerite est le 1er Restau Responsable de Bretagne

27 septembre 2017
Par Alexandra BRUNOIS

Proposer des menus de qualité, équilibrés et respectueux de l'environnement : c'est l'engagement du collège Sainte Marguerite à Josselin, dans le Morbihan. Son restaurant scolaire est le premier de Bretagne à rejoindre la démarche "Mon Restau Responsable", lancée par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
 
Pas de surgelé, au self de Sainte-Marguerite, mais des produits de qualité, en partie bio et le plus souvent locaux ou régionaux. Le responsable de la restauration, Sébastien Vincent, est un chef cuisinier au plein sens du terme...
 
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"Tout est cuisiné sur place, tout est fait maison. On se lève le matin, on a vraiment du plaisir à venir travailler, on sait que l'on va travailer des produits frais et pas seulement ouvrir une boite et réchauffer."
 
Les élèves sont acteurs... Ils participent concrètement à réduire l'impact sur l'environnement et sont sensibilisés à l'importance d'une alimentation de qualité. Noémie est en 3ème au collège Sainte Marguerite
 
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"On essaie d'éviter au maximum les déchets, quand on a fini de manger, le collège met en place un tri sélectif. C'est un peu pour notre futur, les déchets c'est très important de les trier."
 
La démarche pédagogique de toute l'équipe du collège rejoint la philosophie de la société API Restauration, la société qui fournit les produits et emploie l'équipe de cuisine du collège. Youenn Combot est chef de secteur chez API
 
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"Nous n'avons pas de centrale d'achat, nous n'avons pas de menu prédéfini à l'avance, puisque ce sont nos chefs de cuisine qui établissent les menus en fonction de leurs convives et en fonction des saisons, ce qui permet d'avoir un ancrage très très local des produits."
 
Mais alors, le tarif n'est-il pas trois fois plus élevé que chez les concurrents qui utilisent des produits industriels ? La réponse de Youenn Combot :
 
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"Non, les coûts de transport sont limités, on commande au plus juste, et au plus près du jour de consommation. C'est un schéma global : au quotidien, on lutte contre le gaspillage alimentaire : on essaie d'éduquer l'enfant pour qu'il en jette le moins possible et prenne la juste quantité dont il a besoin."

Un reportage de Yann LAUNAY