Algues vertes : l'Etat envisage de faire appel de sa condamnation

17 février 2018
Par Cécile DAUGUET

L’état envisagede faire appel de sa condamnation à verser 550 000 euros à Saint-Brieuc, pour n’avoir pas su endiguer la prolifération des algues vertes. Dans un communiqué, publié cet après-midi, le préfet des Côtes d’Armor, prend acte de la décision du tribunal administratif de Rennes et étudie la possibilité d’interjeter appel. Cependant l’État estime avoir assumé toutes ses responsabilités sur ce dossier.

Le plan quinquennal de lutte contre la prolifération et les échouages des algues vertes sur les plages en Bretagne, élaboré en 2010, a permis de faire baisser de moitié les flux d’azote. Le volume des algues ramassées en baie de Saint-Brieuc a de son côté été divisé par trois en dix ans, précisent encore les préfets dans ce communiqué.

Les deux préfets s'appuient aussi sur la mise en place d’un deuxième plan, pour la période 2017-2021. Un plan d'avantage axé sur les actions préventives, ainsi que sur le projet "Baie 2027", signé en janvier. La recherche scientifique est également mobilisée afin d’améliorer les connaissances scientifiques sur ce sujet complexe, précise le communiqué préfectoral.

"La volonté de l’État demeure de parvenir à une maîtrise des proliférations d’algues vertes en 2027", concluent les préfets des Côtes d'Armor et de Bretagne.